Bilan et ambitions du Gifam

Actualités - 26 juin 2015

Culture Cuisine : Quel est le bilan d’activité de l’électroménager blanc et de l’encastrable au premier trimestre 2015 ?

Damien Chicaud, directeur Statistique et Etudes du Gifam : « Etablie par l’institut GFK, l’évolution du gros électroménager (pose libre et encastrable confondus) est positive à 2,7 % en volumes mais un léger recul valeur (-1%). Cette tendance continue donc de révéler une baisse des prix, établie à 3,6 % pour les trois premiers mois de 2015. Ce phénomène est constaté depuis quelques années en pose libre, mais il est nouveau pour l’encastrable. Ce dernier représente 32 % des volumes vendus de gros électroménager et 36 % en valeur. Cette proportion reste faible par rapport à celle d’autres pays européens. On a pensé pendant longtemps qu’elle allait progresser avec le développement des ventes d’ensemble de cuisines intégrées, mais cette hypothèse ne s’est pas réalisée. Au premier trimestre, les ventes d’encastrables sont restées stables en volumes (0,2 %) mais elles ont accusées un recul de 3,4 % en valeur, laissant apparaître là aussi une baisse des prix. Avec 4 % de croissance en volume et une stabilité en valeur, c’est donc la pose libre qui a tiré à la hausse le marché dans sa globalité. C’était déjà le cas l’année dernière, alors que nous avons constaté l’inverse en 2013 qui était une année difficile. Le marché de l’encastrable est actuellement pénalisé par le report d’achat de cuisines équipées et par la faiblesse d’activité de construction de logements neufs.

 

Culture Cuisine : Quelles sont les grandes les actions et missions engagées par le Gifam au premier semestre 2015 ?

Camille Beurdeley, déléguée générale du Gifam : Elles s’inscrivent dans la poursuite de la forte mobilisation du Gifam en faveur d’une meilleure durée d’utilisation des produits, notamment en développant les réflexes de réparation chez les consommateurs et dans l’ensemble de la filière de l’électroménager. Investir dans une meilleure et plus large réparabilité des appareils ménagers, notamment en appliquant la nouvelle loi Hamon sur la disponibilité des pièces détachées, est selon nous un vecteur significatif de valorisation des marques. Menée le 4 juin par le Gifam et le réseau Star de réparateurs indépendants agréés, la première Journée de l’entretien et de la réparation des appareils ménagers illustre notre volonté de faire progresser cette cause qui répond aux évolutions citoyennes et écologiques de la société (cf. notre article du 17 juin consultable sur le lien suivant L’électroménager entretient son image et plus encore…).  Notre action porte donc sur la mobilisation des différents opérateurs de notre filière, mais aussi sur des opérations de pédagogie des consommateurs. Le thème récurrent ces dernières années de l’obsolescence, programmée ou non, des appareils ménagers a généré la croyance qu’ils n’étaient jamais réparables, alors que tous sont en réalité conçus pour l’être. Enfin, le développement de la réparation des appareils a un impact positif en termes socio-économiques, puisque cela génère des emplois localisés en régions, ces travaux étant effectués au plus près des consommateurs qui entreprennent cette démarche.   

 

Culture Cuisine : Quels sont les rapports actuels du Gifam avec la filière professionnelle de la cuisine équipée, notamment les fabricants d’ensembles de mobilier et les cuisinistes sous enseignes ou indépendants, qui totalisent environ 50 % de la vente d’appareils encastrables en France et en promeuvent la valeur ajoutée auprès des consommateurs ?    

Camille Beurdeley, déléguée générale du Gifam : En qualité d’organisation syndicale, nous avons au Gifam peu de relations directes avec les opérateurs de la filière cuisine. Nos adhérents que sont les fabricants d’appareils ménagers sont en revanche en contact régulier avec leur homologue du mobilier de cuisine et avec leurs distributeurs cuisinistes. Nous avons eu des contacts récemment avec l’Unifa pour travailler de concert sur quelques thématiques communes, notamment en termes de logistique. Il y a deux façons de voir les choses : en termes de produit, l’électroménager est dans les champs technologiques et de la métallurgie, contrairement aux ensembles de cuisines qui sont dans le domaine du bois ; en termes de marché, ils s’inscrivent tous les deux dans une même logique, étant pour une part importante distribués par les mêmes réseaux. Cette communauté d’intérêt pourrait justifier des contacts  entre nos deux organisations pour traiter de sujets communs. 

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