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Cuisine vitaminée pour marché du meuble en forme

En 2019, les ventes de meubles ont progressé de 4,1% en valeur et le marché a franchi la barre des 13 milliards d’euros de mobilier domestique vendu, boosté comme les années précédentes par le secteur de la cuisine, où se distinguent les cuisinistes.

 

 

Toutes les familles de produits et tous les circuits sortent gagnants de l’exercice qui vient de se terminer. La croissance est au rendez-vous dans tous les segments mais ce sont la cuisine et les spécialistes cuisine qui enregistrent les meilleures performances. Les marchés du meuble et de l’équipement de la maison auront bénéficié d’une conjoncture plutôt favorable comme le montrent les bons résultats également enregistrés par les ventes d’électroménager, qui progressent en valeur de 3,7% sur l’année dont 4,7% pour le petit électroménager et 3,1% pour le gros électroménager sous l’impulsion notamment des bonnes performances de l’encastrable selon le Gifam. Les bonnes performances de la cuisine intégrée cette année ne sont sans doute pas étrangères à ce phénomène. On notera que, le secteur du bricolage est lui aussi en progression de 1,8% sur l’exercice selon les données Inoha/Fmb, illustrant ainsi cette année l’intérêt des Français pour leur logement.

 

Les cuisinistes… mais aussi les GSB  

Le segment du meuble de cuisine enregistre la meilleure performance du marché. L’engouement des Français pour la cuisine intégrée ne retombe pas et le segment progresse de plus de 6% au cours de l’exercice qui vient de s’écouler. Si la croissance est au rendez-vous dans tous les circuits, le segment capitalise fortement sur les bonnes performances des spécialistes cuisine dont certains ont aligné régulièrement des croissances à deux chiffres tout au long de l’année. La croissance est également au rendez-vous dans la grande distribution ameublement, le circuit pouvant s’appuyer sur le nombre important de déménagements enregistrés ces derniers mois qui favorisent les besoins en équipement. Les grandes surfaces de bricolage se portent bien également par le biais de propositions d’aménagement de cuisine simples, d’entrée de gamme pour lesquelles elles vendent de forts volumes.

 

Spécialistes en cuisine mais moins en bain   

Les ventes de meubles de salle de bains progressent également sur l’année, soutenues notamment par les bonnes performances dans l’immobilier ancien. Le meuble de salle de bains se change la plupart du temps lorsque l’on effectue les travaux suite au déménagement. Pour la salle de bains, le meuble demeure très marqué par la concurrence des sanitaires et de la faïence, les ménages préférant parfois investir dans ces produits plutôt que dans du mobilier pour cette pièce. En effet, exception faite des grandes surfaces de bricolage et des spécialistes bains, l’offre apparait extrêmement réduite sur ce segment. Le processus de désengagement des spécialistes cuisine qui s’est amorcé il y plusieurs années maintenant se poursuit, il en est de même au sein de la grande distribution ameublement où les acteurs qui proposent une offre digne de ce nom se font de plus en plus rares. Même si certains sites marchands mettent en avant du mobilier de salle de bains, ce sont les spécialistes et les grandes surfaces de bricolage qui restent les principaux artisans de la croissance de 2019, au coude à coude avec le négoce, alors que les autres circuits n’auront au mieux que réussi à maintenir leurs ventes.

 

Un nouveau mode de calcul pour intégrer des « solutions d’ameublement » 

Dans un article paru le 3 mars (source : ici), le journal Les Échos précise que « L'Institut de prospective et d'études de l'ameublement a modifié le calcul appliqué au marché français du meuble. Le secteur sur lequel évoluent les Ikea et autres Conforama a bondi de 35 % d'un coup. Il s'établit à 12,85 milliards d'euros, contre 9,5 milliards selon l'ancien comptage. La bonne nouvelle est qu'à périmètre comparable, le marché a gagné 4,1 % en 2019, porté par la dynamique de l'immobilier et la hausse du pouvoir d'achat.

Les Français ne se sont pas rués tout d'un coup sur les tables, les chaises et les lits. « Nous avons réévalué le poids des grandes surfaces de bricolage », a expliqué Christophe Gazelle, directeur de l’Ipéa à notre confrère Philippe Bertrand. « Leroy Merlin et Castorama vendent des quantités de meubles de cuisine et de salle de bains, ainsi que des dressings. On peut appeler cela des solutions d'ameublement, poursuit le directeur général de l'IPEA. Ces ventes étaient connues, mais mal identifiées car l'industrie du bricolage les noie dans des ensembles plus grands, la plomberie par exemple pour la salle de bain. »

(…)

Les différences sont d'importance pour l'évaluation des segments de marché. Le total passe de 129 millions à 526, par exemple, pour le mobilier de jardin, de 231 millions à 505 pour le mobilier de salle de bain, de 2,6 milliards à 3,4 milliards pour la cuisine et de 2,8 milliards à 4,4 milliards pour le meuble dit « meublant » (les armoires, dressings et autres commodes).

 

J.B

Lire aussi notre article d’analyse de ce jour en cliquant sur le lien suivant : « Arrêt sur images, mais aussi sur la baisse des prix ? » 



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