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Discac : vers une image haute résolution

Après avoir mené un important travail de fond la faisant évoluer du meuble de cuisine en kit aux ensembles montés pour devenir l'un des fabricants français les plus dynamiques avec un chiffre d'affaires doublé en 10 ans, Discac entend mettre les formes afin de rendre son image conforme à son identité, sa vocation et ses compétences réelles. Rencontre avec le Pdg, Cédric Gauchet.   

 

Culture Cuisine : Pouvez-vous rappeler l’histoire de la société Discac et de ses évolutions majeures jusqu’à aujourd’hui ?

Cédric Gauchet : La société Discac a été fondée en 1990, à Artigues près de Bordeaux, par mon père qui avait fait le constat de délais de fabrication et livraison des ensembles de cuisine atteignant 6 voire 8 semaines. Il pensait, et les demandes d’un nombre important de cuisinistes le confirmaient, qu’il y avait une place à prendre sur le marché en proposant des délais très raccourcis. Ainsi, l'entreprise s’est d'abord développée en fabriquant et livrant des cuisines complètes en 3 jours seulement, au travers d'une gamme courte mais pertinente de meubles en kit qui venait en offre de complément pour des distributeurs multimarques. Notre croissance a été rapide et régulière, permettant d'atteindre un chiffre d'affaires de 10 millions d'euros en 2000. Cette époque a été marquée par l'essor rapide et massif d’Ikea sur le marché français de la cuisine, mais aussi d'autres acteurs de la grande distribution qui proposaient une offre similaire à la nôtre, mais avec des moyens contre lesquels nous ne pouvions pas lutter. De fait, Discac s’est inscrite dans une phase prudente de consolidation à la fin de laquelle s’est imposée la nécessité d'évoluer considérablement. C'est le chantier que j'ai engagé à mon arrivée à la direction de l'entreprise en 2009, en l’orientant vers la fabrication de meubles montés qui répondaient bien mieux aux attentes de nos clients et qui ont généré une nouvelle croissance. Bien sûr, nous avons conservé les gènes ayant bâti notre succès, tels que des délais de livraison rapides, un judicieux positionnement des prix et des gammes bien ciblées. Parallèlement à ce renouveau, nous avons décidé de devenir pleinement fabricant, en concevant d’une part nos propres façades et d’autre part, en achetant l’usine de panneaux AM2, située près de Poitiers et avec laquelle Discac est devenue également autonome pour la production de caissons. 

 

Culture Cuisine : Que représente aujourd'hui Discac en chiffres ?

Cédric Gauchet : En 2009, avant notre transition stratégique vers la cuisine montée, le chiffre d'affaires était de 11,5 millions d'euros. Fin 2018, nous avons flirté avec la barre des 20 M€. Les effectifs sont de 145 personnes pour l'entreprise Discac qui profite depuis l’an passé d'un nouveau bâtiment de production de 15 000 m2. Celui d’AM2 couvre quant à lui 20 000 m2 sur lesquels travaillent une quarantaine de salariés.

 

Culture Cuisine : Comment s’est passé ce premier semestre en termes d’activité industrielle, mais aussi de développement de réseau ?     

Cédric Gauchet : Nous connaissons actuellement une activité soutenue, le premier semestre s'achevant sur une croissance de 12 %. Nous continuons donc de progresser plus rapidement que la moyenne du marché français de la cuisine qui reste dynamique depuis plusieurs années. Nous sommes bientôt sortis d'un cycle de transformation globale de notre outil industriel, amorcé en 2016 par le changement de notre E.R.P, poursuivi au cours des deux années suivantes par le déménagement sur notre site d’Izon en Gironde (visuel ci-dessus), et devant être finalisé cette année puis en 2020 par la modernisation de notre parc machines. Cela va nous permettre de monter d'un cran en qualité comme en capacité de production, afin de répondre à la demande croissante de notre réseau de distribution.   

 

Culture Cuisine : De quoi est composé celui-ci ?

Cédric Gauchet : Il est constitué de plusieurs segments, à commencer par les cuisinistes indépendants avec lesquels nous réalisons 50 % de notre chiffre d'affaires. Nous sommes aussi présents dans les réseaux spécialisés en salle de bains, famille de produit qui génère 30 % de notre chiffre d'affaires. Enfin, nous travaillons aussi avec des réseaux de négoce en matériaux, tels que Gedimat, ORCAB, BigMat, CMEM, Caseo, etc. Au total, nous comptons donc quelque 300 clients actifs nous passant régulièrement commande. 150 d’entre eux sont des cuisinistes dont une trentaine d’exclusifs, le reste étant constitué de magasins multimarques. Cette évolution, comme la croissance générale de notre chiffre d'affaires, témoigne de nos prises de parts de marché.     

 

Culture Cuisine :  Celle-ci semble ainsi se faire notamment vis-à-vis des autres industriels de l’Hexagone. Quelles sont vos ambitions en 2019 en termes de développement de réseau, de positionnement de produits, mais aussi de notoriété ?

Cédric Gauchet : Nos ambitions sont clairement de poursuivre ce premier semestre sur la même lancée, en maintenant une croissance à deux chiffres. Nous finirons alors cet exercice avec un chiffre d'affaires entre 22 et 23 millions d'euros, soit plus du double de celui que nous avions réalisé il y a dix ans. Ne voulant pas mettre tous les œufs dans le même panier, nous allons continuer à porter notre effort sur tous nos créneaux de distribution, y compris bien sûr les cuisinistes. Parallèlement, nous allons tenter de corriger l'image erronée ou dépassée que les professionnels de la filière ont de Discac. Certes, notre entreprise est connue, mais elle reste associée à des meubles de cuisines en kit venant en complément des marques traditionnelles du marché. Notre évolution engagée il y a 10 ans déjà vers les meubles montés n’a ainsi pas été perçue à sa vraie mesure, ni l'élargissement de notre gamme jusqu’à 100 modèles dont le panier moyen s'établit entre 5000 et 6000 €, permettant à nos revendeurs d'être compétitifs. Pour reprendre une formule bien connue, après avoir bien développé notre savoir-faire, nous allons mieux faire savoir ce que sont notre identité, notre vocation et nos compétences réelles. »

 

Propos recueillis par Jérôme Alberola

Visuel en haut d’article : modèle Cottage Noyer Opale Blanc

 



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