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LivingKitchen 2019 : la sage quiétude de la maturité 

Ce n’est pas parce qu’elle est arrivée « à l’âge de savoir faire de la confiture » que notre envoyée spéciale n’a pu parcourir les allées du parc des expositions de Cologne. Elle   en a tiré le sage enseignement qu’un salon dédié à la cuisine n’a pas besoin d’étaler des innovations et tendances révolutionnaires comme une marmelade recuite pour être réussi. Ambiance.   

 

Et dire que certains prétendaient que Cologne battait de l’aile…  Qu’Eurocucina s’apprêtait à terrasser LivingKitchen, qu’il faisait décidément mieux vivre, pour la cuisine équipée, au printemps, dans la plaine du Pô que sur les bords du Rhin, au plus fort de l’hiver !

 

Ma foi, je reviens de Cologne, où s’est tenue la 5ème édition de la manifestation depuis son renouveau en 2011, et je n’ai rien vu de tel ! Certains diront que, l’âge aidant, mon œil de journaliste s’émousse, que mon sens critique « gâtouille »... Peut-être auront-ils raison, d’ailleurs : j’entre dans l’âge mur, je compte parmi ces femmes qui savent faire de la confiture, pour parler poliment. Néanmoins, forte de vingt ans et plus à arpenter les allées des salons dédiés au secteur de l’habitat, je persiste et signe : je ne vois pas en quoi LivingKitchen 2019 était de moins bonne facture qu’Eurocucina 2018. Du reste, à quelle aune juge-t-on un salon réussi ? Au nombre de visiteurs, d’exposants, d’innovations… C’est une question à laquelle il faudra tâcher, un jour, de répondre.

 

Pour vous décrire ce salon, je pourrais, bien sûr, vous entretenir, de tendances, et ce faisant accumuler les poncifs sur le caractère intemporel du bois, le goût prononcé des fabricants pour le style industriel et les matières « effet brut », mais j’en viendrais à m’auto-plagier : j’ai écrit exactement la même chose l’an passé au sujet d’Eurocucina.

 

Je choisis donc de vous livrer mon ressenti : Cologne était un salon fort agréable à visiter pour les professionnels ! Pas tant en raison des tendances mises à l’honneur, ou encore des innovations ; comme je l’écrivais précédemment, elles ne diffèrent guère d’une année à l’autre. Mais surtout parce que les conditions de découverte des marques, des produits et des fabricants étaient optimales… Bien plus propices, au demeurant, aux discussions d’affaires que la dernière édition d’Eurocucina, où l’on faisait la queue, parfois jusqu’à plus d’une heure, pour découvrir les stands. S’il a attiré beaucoup de monde, LivingKitchen n’a pas fait salle comble… Et c’est tant mieux pour les visiteurs, comme pour les exposants. La qualité avant tout ! 

 

Et tiens, maintenant que j’y songe : les conditions de travail et de découverte proposées par un salon ne constituent-elles pas un critère de jugement de sa qualité ? Il faudra y réfléchir, en dégustant une bonne confiture…   



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