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Critères de choix : un ajustement de variables 

Si l’esthétique et fonctionnalité sont les deux incontournables critères de choix dans l’achat d’une cuisine équipée, les goûts, le budget et les tendances font varier les priorités. Voici quelques avis de pros.

 

« Certains clients vont mettre en avant la fonctionnalité, d’autres l’esthétique. Mon métier est de le discerner pour aller sur le terrain du chaland », analyse Olivier Lesecq, gérant de l’atelier Marthe au cœur de Paris. Pour autant, dans le détail, les conditions pour aboutir à un achat sont plus complexes, même si depuis quelques années les professionnels constatent que l’argument esthétique est plus souvent mis en avant, le côté pratique de la cuisine reste un argument prioritaire. D’une part, parce que par définition la cuisine est une pièce qui « répond à une fonction et un usage précis », résume Pierre Reux de la société Culinelle au Chesnay dans les Yvelines, et doit de fait être pratique au quotidien.  « Les clients veulent de la fonctionnalité : ils préfèrent une cuisine en stratifié et un plan résistant, qu’une laque brillante et un plan stratifié », relève de son côté Alain Maillet, chez A.I Concept à Fontainebleau en Seine-et-Marne. D’autre part, parce que la présence de fluides et d’énergie dans un espace contraint, doté de sources de chaleur et d’eau, suppose des obligations liées aux normes de sécurité, ce qui conditionne l’implantation des meubles et gros appareils ménagers.

 

Prêts  à y mettre le prix, « si le budget est cohérent »

Côté tendances, c’est le style épuré qui a la cote. « Nous vendons de plus en plus de meubles de cuisine sans poignées, constate Pierre Reux. C’est un style intemporel qui vieillit mieux. » Il note aussi un attrait croissant pour des plans de travail moins épais, moins massifs, dont les teintes sont de moins en moins contrastées avec celle des façades de meubles. Peu de placards en hauteur pour éviter un effet bloc de la cuisine ouverte sur le salon. « Le haut est plus minimaliste, avec des ruptures, des ouvertures », glisse encore le cuisiniste.  

 

Reste une constante, reprise par tous les professionnels interrogés : leurs clients viennent chez eux en quête d’un service sur mesure, clé en mains et des produits de qualité. Quitte à y mettre le prix, « si le budget est cohérent », ajoute Alain Maillet. « Dans notre secteur, les clients ont une véritable volonté de faire travailler un "artisan", plutôt qu’une enseigne nationale dans laquelle ils semblent ne plus trouver l’écoute personnalisée qu’ils attendent », analyse Mélanie Silvent de la Maison Agencée à Nonglard en Haute-Savoie.

 

Sandra Molloy



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